Toutes les Cartes PokéPark : Catalogue Complet

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32 cartes

PokéPark's Celebi #1 — PokéPark ForestPokéPark's Torchic #2 — PokéPark ForestPokéPark's Mudkip #3 — PokéPark ForestPokéPark's Pikachu #4 — PokéPark ForestPokéPark's Latias #5 — PokéPark ForestPokéPark's Latios #6 — PokéPark ForestPokéPark's Whismur #7 — PokéPark ForestPokéPark's Munchlax #8 — PokéPark ForestPokéPark's Jirachi #9 — PokéPark ForestEntei #1 — PokéPark BlueHo-Oh #2 — PokéPark BlueSuicune #3 — PokéPark BlueKyogre #4 — PokéPark BlueRaikou #5 — PokéPark BlueLugia #6 — PokéPark BlueGroudon #7 — PokéPark BlueTauros #8 — PokéPark BlueRayquaza #9 — PokéPark BlueLugia #38/PCG-P — PCG PromosSuicune #39/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Munchlax #40/PCG-P — PCG PromosRayquaza #41/PCG-P — PCG PromosGroudon #42/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Pikachu #43/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Celebi #44/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Latios #45/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Whismur #46/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Torchic #47/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Mudkip #48/PCG-P — PCG PromosTauros #49/PCG-P — PCG PromosPokéPark's Jirachi #50/PCG-P — PCG PromosAura's Lucario #93/PCG-P — PCG Promos

Sur une carte Pokémon, la petite case en bas à droite de l'illustration porte toujours le nom de l'illustrateur. Sur les quatorze cartes distribuées au PokéPark de Nagoya en 2005, cette case contient autre chose: le logo de l'attraction où la carte a été remise. Le manège, la grande roue, le safari, chacun a son lettrage propre, dessiné dans son style, imprimé à la place d'un nom d'artiste.

C'est le seul endroit du jeu Pokémon où cela s'est produit. Pendant six mois, la carte n'a pas été un objet promotionnel accompagnant une attraction: elle a été le talon du ticket.

Trois parcs en vingt et un ans

On parle du PokéPark comme d'une chose, il y en a eu trois, et elles n'ont presque rien en commun.

Nagoya 2005Taipei 2006PokéPark Kanto
Ouverture18 mars 200523 juin 20065 février 2026
Fermeture25 septembre 200524 septembre 2006en exploitation
Durée192 jours sans un jour de repos94 jourspermanent
Entréegratuite, attractions payantespayante, attractions inclusesde 4 700 à 16 500 ¥
Visiteursenviron 4 150 000non publiénon publié
Cartes produites32distribution d'un Jirachiaucune

Celui de Nagoya n'était pas un parc autonome. Son nom administratif complet le dit: « projet satellite de Sasashima de l'Exposition universelle 2005 ». Il a ouvert une semaine avant l'Exposition d'Aichi et fermé le même jour qu'elle, et des navettes reliaient les deux sites. Celui de Taipei devait être le deuxième d'une série annuelle prévue jusqu'en 2010, dans plusieurs pays. Il n'y a pas eu de troisième avant vingt ans.

Dix-huit cartes vendues, deux pochettes, deux illustrateurs

Le jour de l'ouverture, le parc met en vente les PokéPark Premium Files: deux pochettes plastique de neuf cartes chacune, vendues séparément 735 yens. Elles n'étaient pas tout à fait exclusives à l'enceinte, puisqu'on les trouvait aussi à la boutique Toys "R" Us installée à côté.

La pochette Forest, neuf cartes de Kanako Eo dont les illustrations mises côte à côte composent une seule scène de forêt. Toutes sont des Pokémon dits « de propriétaire », et le propriétaire ici est le parc lui-même. Aucune n'est jamais sortie du Japon.

Les Pokémon de propriétaire portent normalement le nom d'un dresseur ou d'une organisation. Ici le propriétaire est un parc d'attractions qui existait vraiment, dans le quartier de Nakamura à Nagoya, à dix minutes à pied de la gare. C'est un des très rares cas où un lieu du monde réel devient propriétaire de Pokémon dans le jeu.

La pochette Blue, neuf légendaires de Kouki Saitou qui composent de la même façon un paysage de montagne. Contrairement aux neuf autres, celles-ci sont ressorties en anglais, dans EX Émeraude, EX Forces Cachées et POP Series 2.

On lit souvent que ces pochettes auraient été tirées à mille exemplaires chacune. Ce chiffre circule depuis des années sans qu'aucune source ne l'accompagne, et aucun tirage officiel n'a jamais été publié pour une carte PokéPark, quelle qu'elle soit.

Quatorze cartes données, une par attraction

L'autre moitié du corpus ne s'achetait pas. Chaque attraction du parc remettait sa carte au visiteur qui venait de l'utiliser. Pas de tirage au sort, pas d'achat de produit, pas de tournoi: la carte était la contrepartie du ticket.

AttractionCartePrix
Le bateau tournant de Lugia038 Lugia500 ¥
Le manège Pokémon039 Suicune600 ¥
Le petit train des frères Pichu040 Goinfrex du PokéPark500 ¥
Battle Coaster Rekkū041 Rayquaza600 ¥
Team Aqua contre Team Magma, autos tamponneuses042 Groudon500 ¥
La forêt de Pikachu043 Pikachu du PokéPark600 ¥
Le voyage sous les étoiles044 Celebi du PokéPark600 ¥
Le bateau de promenade d'Altomare045 Latios du PokéPark600 ¥
Le mini-tour des Pokémon danseurs046 Chuchmur du PokéPark500 ¥
La grande roue Pokémon047 Poussifeu du PokéPark800 ¥
L'aventure aquatique de Gobou048 Gobou du PokéPark600 ¥
Le safari Pokémon049 Tauros900 ¥
Mew et Lucario, le héros de l'aura093 Lucario de l'Auraouverte le 19 juin
À la recherche de Mew, au cinéma voisin050 Jirachi du PokéParkhors du parc
Les sept premières cartes d'attraction. Treize des quatorze sont des rééditions de cartes des deux pochettes, mais avec une illustration entièrement nouvelle et sans holographie. Cinq cartes des pochettes n'ont jamais eu de version d'attraction: Latias, Entei, Ho-Oh, Kyogre et Raikou.
Les six suivantes. Le Tauros correspond au safari Pokémon, l'attraction la plus chère du parc à 900 yens, et celle dont on parle encore: huit heures de file d'attente le 30 avril 2005, six à sept heures dès midi pendant les vacances d'été.

La quatorzième carte, que les recensements avaient perdue

Les listes de collectionneurs comptent treize cartes d'attraction, le bloc continu de 038 à 050. Le livret de bilan édité par The Pokémon Company à la fermeture du parc en annonce quatorze, en toutes lettres.

La quatorzième est le Lucario de l'Aura, numéro 093, et son isolement s'explique. Les treize autres ont été conçues pour l'ouverture du 18 mars. L'attraction à laquelle elle correspond, un parcours à pied consacré à Mew et à Lucario, n'a ouvert que le 19 juin 2005, trois mois plus tard. D'où un numéro situé quarante rangs plus loin dans la série.

Le Lucario de l'Aura, la seule carte d'attraction qui ne reprend aucune carte des pochettes. À la place du nom d'illustrateur, elle porte le logo du film, et la ligne de crédit indique le copyright du projet Pikachu au lieu d'un nom.

La conséquence pratique est simple: les fiches qui datent cette carte de mars 2005, comme les treize autres, se trompent. L'attraction n'existait pas encore.

Ce que la carte imprime, et où

Deux marques distinguent ces trente-deux cartes, et elles occupent chacune la place d'un élément standard.

La première est un médaillon ovale bleu portant « PokéPark » en lettres jaunes, avec en dessous « Pokémon The Park 2005 ». Il est posé dans le corps de la carte, sous le bloc des attaques, juste au-dessus de la ligne de faiblesse et de résistance. Il ne remplace rien: le bas de la carte garde sa case habituelle, où les promos affichent l'étoile noire et les cartes de pochette leur propre symbole, un arbre pour Forest et une montagne pour Blue. Le médaillon apparaît sur les trente-deux cartes, et c'est lui qui identifie la série.

La seconde ne concerne que les cartes d'attraction, et c'est celle qui n'a pas d'équivalent ailleurs. La case du crédit d'illustrateur est occupée par le logo de l'attraction. Sur la carte du Pikachu, on lit « la forêt de Pikachu » en lettrage vert sur un feuillage. Sur celle du Tauros, « le safari Pokémon » en orange entre deux Poké Balls. Sur celle du Latios, le titre du bateau d'Altomare flanqué à gauche d'une queue bleue et à droite d'une queue rouge.

Ce choix a un coût: l'illustrateur des quatorze promos n'est crédité nulle part, et son identité n'est pas connue. Ce n'est pas une lacune de recherche, c'est une conséquence directe de la mise en page.

Un parc gratuit où l'argent liquide était refusé

L'entrée ne coûtait rien, mais aucune attraction ne se payait en espèces. Tout passait par la monnaie électronique Edy, sans exception à l'intérieur du parc, en 2005, sur un public d'enfants. Le parc a fait fabriquer ses propres cartes Edy à motifs originaux, dont une au visuel du film Lucario, une vendue en exclusivité dans les supérettes du Tokai, du Hokuriku et du Kansai, et trois modèles proposés en prévente dès novembre 2004.

C'est un piège classique pour qui achète du PokéPark aujourd'hui: ces cartes de paiement circulent encore, elles portent le logo du parc, elles ressemblent à des cartes, et elles n'ont aucune valeur de jeu.

Le même principe animait le titre de « PokéPark Master ». Avec une seule carte Edy, un visiteur qui avait fait les douze attractions du parc et une partie au Game Corner était certifié et repartait avec des cadeaux. La carte de paiement servait de carnet de tampons.

Le parc lui-même était pour moitié d'occasion. Une bonne partie des attractions venaient de Rinku Papara, un parc d'Izumisano fermé en 2004, démonté puis remonté à Nagoya et redécoré aux couleurs Pokémon. Après la fermeture, les montagnes russes et le bateau d'Altomare ont été revendus à un parc marin de la péninsule de Chita, où le premier tourne toujours sous le nom de Sea Dragon Coaster.

Le parc permanent ne fait plus de cartes

PokéPark Kanto a ouvert le 5 février 2026 dans l'enceinte de Yomiuriland, à Inagi, dans l'ouest de Tokyo, sur 26 000 mètres carrés. C'est le premier PokéPark permanent, et il ne produit aucune carte à collectionner.

Les récompenses de visite existent, mais elles sont numériques: des médailles dans l'application Pokémon HOME, dont une pour les plaques d'égout Pokémon posées dans la ville-décor du parc. Une animation photo remet bien un accessoire en forme de carte, servant de cadre pour photographier un Pokémon, puis un autocollant au motif de carte. Ce sont des objets de décor, pas des cartes de jeu.

L'écart entre les deux modèles est frappant. En 2005, la carte servait à faire entrer les visiteurs dans les attractions, et elle valait exactement le prix d'un tour de manège. Vingt et un ans plus tard, l'objet de collection du parc est un pin's vendu en capsule opaque, cent cinquante et un modèles pour les cent cinquante et un Pokémon de Kanto, dont certains se revendent bien au-delà de leur prix.

Satoshi Tajiri raconte dans le livret de bilan de 2005 qu'il avait eu l'idée d'un parc Pokémon vers 1997, et qu'il estimait alors que ce serait déjà formidable si le projet aboutissait dans les dix ans. Il aura fallu huit ans pour le parc temporaire, et vingt-neuf pour le permanent.